Vaincre ses phobies et ses peurs avec la PNL

Aujourd’hui, dans notre société, l’être humain a réussi à développer de nouvelles peurs qui ne sont pas toujours très compréhensibles par rapport à la situation vécue. Certaines peurs peuvent être plus « légitimes » que d’autres mais la plupart ne sont pas toujours utiles et agréables à vivre. Si on prend, par exemple, la peur de l’avion, il est vrai que c’est un moyen de transport qui peut effrayé vue la gravité des accidents qu’il y a pu avoir ces dernières années mais ces accidents sont tellement rares qu’il n’est, finalement, pas vraiment utiles d’être effrayé, cela gâcherait même le plaisir de voyager. Malheureusement, toutes ses peurs et phobies sont des réactions inconscientes que l’on ne contrôle pas. Il est étrange de savoir que certaines personnes vivent très bien certaines situations et que d’autres peuvent être complètement paniquées dans la même situation.

Qu’est-ce qui se passe dans la tête à ce moment-là ? Pourquoi réagit-on de cette manière ? Et quelles sont les méthodes pour se défaire de ses phobies/peurs ?

Tout d’abord, la peur est une émotion « normale » de survie. Elle permet d’affronter ou de fuir un danger potentiel. La peur est comme une sonnette d’alarme alertant notre corps que notre vie est en danger. La situation perçue par nos sens va déclencher une réaction au niveau de l’hypothalamus qui va envoyer un signal à la médullosurrénnal (partie centrale de la glande surrénale qui se situe au-dessus des reins). Cette glande va ensuite libérer l’hormone du stress qu’on appelle l’adrénaline. Cette hormone va avoir pour rôle d’augmenter le ryhtme cardiaque et le rythme respiratoire pour pouvoir agir rapidement. Les muscles et le cerveau seront plus oxygénés que d’habitude donc plus aptes à réagir face au danger.

Si on observe certaines phobies, elles sont souvent liés à la peur d’être blessé ou même de mourir. Certaines de ces peurs peuvent être « normales » car il y a un vrai danger potentiel (le vide sans sécurité, face à un prédateur, menacé de mort…) mais d’autres peurs peuvent être « exagérées » et devenir handicapante pour la personne. Dans ce cas-là, nous parlerons plus de phobie.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui a la phobie des araignées. Nous savons tous que les araignées sont des insectes qui ne sont pas dangeureux, en tout cas en Europe. Pour ceux qui vivent dans des pays tels que l’Australie, en Amérique latine (Amazonie) ou dans certains pays d’Afrique, il peut être normal de se méfier de certaines espèces qui pourraient être vraiment dangereuses voire mortelles pour l’homme. Mais la phobie peut faire perdre la raison et le stress provoqué par l’adrénaline peut entraîner un mal-être. Maintenant, si vous décidez de vous défaire de cette phobie, quel serait le niveau de peur dont vous auriez besoin pour pouvoir rester calme face à une petite araignée innoffencive ou justement fuir quand la situation devient vraiment dangeureuse ? Pensez-vous qu’il y ait un juste milieu à trouver plutôt que de s’en débarraser complètement ? Serait-il censé de s’en défaire jusqu’à en caresser des bien velus et venimeuses ? 🙂

Il existe aussi d’autres types de phobies qui peuvent être encore plus handicapantes telles que :

les phobies sociales (la peur du regard de l’autre, la peur de s’exprimer en public, la peur du contact physique, la peur de l’acte sexuel)…

les phobies de situation : la peur de l’avion, la peur de conduire, les ascenceurs, la claustrophobie (petits espaces), peur de se baigner (noyade), agoraphobie (peur de la foule)…

la peur de certains animaux (araignées, rats, chiens, chats, souris, serpents, insectes…)

les phobies liées à l’environnement : le vertige (peurs des hauteurs et du vide), peur du noir, peur de la foudre, peur des lieux publics…

les phobies physiques : peur de l’accouchement, peur des clowns, peur du sang, peur de rougir…

les phobies lées aux émotions : peur d’avoir peur (hé oui elle existe!), peur de l’échec, peur de la solitude, peur de la mort…

Si ces peurs provoquent de la souffrance, elles sont considérées comme des phobies.

Une phobie peut apparaître suite à un événement traumatisant qui a pu être vécu, mais ça peut provenir aussi de quelque chose que l’on a vu (même à la télé) ou même entendu (par les paroles d’un parent ou d’un proche). Le cerveau va alors connecté cet élément potentiellement« dangereux » à une émotion de peur. Cette connexion peut se créer instantanément et laisser des séquelles. La raison : l’Inconscient perçoit un véritable danger face à cet élément. Très souvent, une personne phobique ressent du stress lié à la peur même avant d’être confronté à la situation.

Alors comment s’en débarrasser ou réduire le niveau de stress face à ce type de situation?

Tout d’abord, il faut recréer une nouvelle connexion neuronale entre ce qui perçu et ce qui est vécu émotionnellement (ressenti), l’ancienne étant handicapante et limitante. Le cerveau envoie des informations très rapidement (quelques millisecondes) au centre émotionnel face à une situation vécue pour qu’il y ait une réaction cognitive et comportementale instantanée. Donc pour se débarrasser de cette sensation, il faut reprogrammer notre cerveau et faire en sorte qu’il perçoive cet élément déclencheur sous un autre angle afin de déclencher une émotion plus agréable ou neutre.

Je vais vous donner 2 techniques que j’utilise en séance qui sont la dissociation mentale et l’utilisation des sous-modalités (je vous explique plus bas).

Grâce à la dissociation, la personne phobique peut se défaire émotionnellement de l’évènement marquant qui a généré la phobie. Une des méthodes qui a prouvé son efficacité aujourd’hui pour vaincre les phobies est la PNL (Programmation Neuro-Linguistique). Il existe également d’autres méthodes : l’Hypnose, l’EMDR, la DNR, les thérapies comportementales et cognitives… Nous parlerons ici de l’utilisation de la PNL (même si l’hypnose est une méthode très similaire).

En PNL, le traitement des phobies peut être très rapide. Vue qu’une phobie s’acquiert en quelques secondes, elle peut être détruite ou réduite en quelques secondes également. Il est nécessaire de permettre à la personne de se détacher émotionnellement de cette peur. Par la dissociation, la personne va se voir, elle, face à sa peur et ne sera plus actrice de l’évènement mais en deviendra spectatrice. Elle se détachera du ressenti face à l’élément déclencheur. J’espère que vous me suivez toujours… !:) Par cette technique, le souvenir marquant (ou les souvenirs) qui avait « créer » la phobie deviendra une image neutre émotionnellement. A partir de ce moment là, soit la phobie est complètement détruite soit des sensations désagréables peuvent rester probablement liées à d’autres choses, tout dépend du vécu de la personne. Dans ce cas là, il faudra creuser un peu ! Exercice : Fermez les yeux (pas obligatoire mais ça peut aider!) et imaginez une image de vous face à votre peur, il est important de voir votre visage et toutes les parties de votre corps que vous avez pas l’habitude de voir sans miroir (dos, cou, cheveux…). Observez-vous relax, confiant avec un comportement positif et faîtes défiler le film en restant toujours dissocié. Pour réduire encore l’impact émotionnel, vous pouvez utiliser aussi les sous-modalités.

Vous allez me dire : « Mais qu’est-ce qu’une sous-modalité? » Une sous-modalité est une représentation mentale de la façon dont nous percevons le monde. Elles sont codées par notre cerveau sous forme de représentations sensorielles ; elle sont visuelles, auditives, kinestésiques, olfactives et gustatives.

Si vous imaginez l’élément déclencheur de votre phobie, où se situe-t-il (en haut des yeux ou plutôt en bas?) ? Quelle est sa forme, sa couleur, sa luminosité, sa taille ? Quels sont les sons qui y sont liés ? L’image est-elle proche de vous ?

Qu’est-ce qui se passe si vous réduisez sa taille, éloigner l’image, réduisez l’intensité des couleurs et des lumières (jusqu’à devenir noir et blanc), diminuer le volume ou le rendre plus amusant ? Trouver les sous-modalités qui vous permettent de ne plus ressentir de peur.

Et maintenant imaginez quelque chose de rassurant, agréable à observer, peut-être un animal mignon, un enfant ou autre chose de positif… Comment vous le représentez vous ? Maintenant utilisez cette manière de percevoir cette image agréable et mettez toutes ces submodalités sur cette ancienne image « négative ». Qu’est-ce que ce qui se passe, comment vous sentez-vous face à cette nouvelle image ?

Maintenant, imaginez-vous dans quelques jours, face à ce qui est censé être une phobie pour vous, vivez la scène comme si vous y êtiez. Comment vous sentez-vous ? Qu’est-ce qui a changé ?

Vous pouvez vous entraîner à changer votre perception de la phobie seul mais attention si elle est trop intense et profondément ancré, il est préférable de trouver un praticien qui puisse vous accompagner. Il pourra vous guider en utilisant des méthodes plus personnalisées. Après les séances, il peut être conseillé de vous confronter à votre peur d’une manière raisonnée. C’est peut-être pas une bonne idée de faire Fort-Boyard, Fear Factor ou de se confronter à une situation extrême tout de suite. Il est préférable d’y aller progressivement.

Avec cette méthode et un peu d’entraînement, on peut se défaire de sa propre peur, le secret : changer sa perception. Essayez par vous-même pour voir ce que ça donne. Si besoin, contactez un professionnel qui pourra vous accompagner.

J’espère que cet article vous a plu, mettez vos commentaires en-dessous et je me ferai un plaisir d’y répondre. A bientôt !

Thomas

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